À propos
Niché à 1350 m d’altitude au centre d’Albiez-le-Jeune, petit village savoyard d’un peu plus de 100 habitants, le bâtiment de l’actuelle Auberge du plan des danses a connu plusieurs destins : il fut le presbytère associé à l’Église Saint-Germain (église reconstruite en 1820, dans le style néo-classique savoyard), il hébergea ensuite des logements communaux pendant plusieurs années et, après d’importants travaux de réfection et de rénovation écologiques (isolation des combles, isolation extérieure de la façade, réaffectation des lieux, il abrite désormais l’Auberge du plan des danses, hébergement et restaurant.
Le plan des danses, c’est le grand champ qui se trouve derrière l’église et que surplombe la Vierge du Pinet.
La légende dit qu’il porte ce nom car il y a bien longtemps, les armées autrichiennes traversèrent les Alpes pour aller se battre contre la France, et leurs troupes passèrent par la Maurienne.
On raconte qu’elles séjournèrent à Albiez-le-Jeune et que le soir, les beaux soldats dans leurs rutilantes tenues organisaient des bals champêtres et qu’ils s’empressaient d’inviter les jeunes filles du village.
Le seul endroit bien plat pour danser et faire la fête se situait derrière l’église, on l’appelle depuis le « Plan des danses ».
Mais on raconte aussi qu’une étrange sorcière, cachée dans les buissons, surveillait à distance le bal.
Dès qu’un beau soldat entraînait une jeune fille loin de la musique et de la lumière et avant que les amoureux n’aient commis l’irréparable, elle dirigeait son bâton sur le couple… Un cercle de feu entourait alors les tourtereaux et les pieds du jeune homme se trouvaient remplacés par des pattes de chèvres, puis il lui poussait une barbichette et deux petites cornes…
Le malheureux, se trouvant ainsi affublé de ces attributs diaboliques, s’enfuyait à tout jamais dans la montagne…





